La Nomenclature Cigref 2024 constitue une véritable référence pour comprendre les dynamiques et les évolutions des métiers numériques. Enfeuillés dans un secteur en constante mutation, les professionnels du numérique doivent naviguer dans un paysage où les attentes, les technologies et les compétences évoluent sans cesse. Cette nouvelle édition met en avant non seulement les métiers émergents, mais également les compétences essentielles que les entreprises doivent développer pour rester compétitives. Il est donc crucial d’explorer comment cette nomenclature se reflète dans les offres d’emploi et le marché du travail en général.
La Nomenclature Cigref : un outil indispensable pour les professionnels du numérique
La Nomenclature des profils métiers du système d’information, publiée par le Cigref, est une ressource essentielle qui permet aux entreprises de mieux appréhender les défis liés à la gestion des compétences. Avec plus de 30 ans d’expérience revendiqués, cette nomenclature devient chaque année plus précise, reflétant fidèlement l’évolution des métiers de la DSI en fonction des besoins du marché.
Dans son édition 2024, la nomenclature met l’accent sur 52 profils métiers classés en neuf grandes familles qui couvrent tout un éventail de compétences allant du management de projets, à la gestion des données en passant par la sécurité.
Cette approche offre une photographie actualisée des rôles nécessaires pour soutenir la transformation numérique des organisations, et s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance et de valorisation des compétences.
Un aperçu des 52 profils métier
Les 52 profils métiers identifiés dans la nomenclature se répartissent sur plusieurs axes clés. Nous trouvons ainsi :
- Management opérationnel : DSI, CDO, Responsable marketing SI, etc.
- Pilotage du SI : Urbaniste, Responsable SI Métier, Responsable Green IT, etc.
- Management de projets : MOA, MOE, Coach Agile, Product Manager, PMO, etc.
- Données : Data Scientist, Data Analyst, DPO, etc.
- Sécurité : RSSI, Auditeur, Expert en cybersécurité, etc.
- Applications : Développeurs, Testeurs, Intégrateurs, etc.
- Maintenance opérationnelle : Techniciens, Administrateurs, Architectes techniques, etc.
- Support : Techniciens support, Assistants fonctionnels, etc.
- Relations fournisseurs : Manager de contrats, Acheteur IT.
Cette classification permet aux entreprises non seulement de mieux gérer leurs ressources humaines mais aussi d’anticiper la formation et le développement des compétences nécessaires pour accompagner l’évolution technologique.
Deux nouveaux profils : Product Manager et Data Architect
Dans la version 2024, nous découvrons deux nouveaux profils qui répondent aux besoins émergents des entreprises : le Product Manager et le Data Architect. Ces métiers enrichissent respectivement les familles ‘Management de projets’ et ‘Données’.
Le Product Manager est désormais un rôle clé dans l’intégration de l’agilité au sein des processus de développement. Au-delà de la gestion de produits, il est crucial pour aligner la stratégie d’entreprise avec les besoins des clients. D’autre part, le Data Architect prend en charge la conception de l’architecture des données, gérant ainsi la stratégie data des entreprises, nécessaire pour assurer leur compétitivité dans un environnement axé sur les données.
Des compétences en évolution
Ces nouvelles compétences requièrent une adaptation continue et un apprentissage tout au long de la carrière, ce qui est essentiel dans un secteur où l’innovation ne connaît pas de pause. Les entreprises doivent ainsi mettre en place des programmes de formation et de développement personnel pour favoriser cette montée en compétences.
Les responsabilités liées aux nouveaux rôles de Product Manager et de Data Architect sont diverses et s’inscrivent dans une volonté globale de soutien à la transformation numérique. Par exemple, le Product Manager doit comprendre le marché et anticiper les tendances pour maximiser la valeur du produit. Dans le même temps, le Data Architect doit garantir que l’architecture de données soutienne les objectifs stratégiques de l’entreprise.
Les enjeux croissants du Green IT
Un autre aspect essentiel de la nomenclature 2024 est l’accent mis sur les enjeux du Green IT, qui reflète les préoccupations croissantes des entreprises en matière de durabilité. Le Responsable Green IT, déjà présent dans l’édition précédente, a vu ses missions élargies pour intégrer des stratégies visant à réduire l’empreinte carbone des opérations numériques.
Ce rôle est crucial face aux enjeux environnementaux actuels, et il est essentiel que les entreprises adoptaient des pratiques qui minimisent leur impact écologique. Ainsi, ce profil joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre d’initiatives de durabilité à tous les niveaux de l’entreprise, ce qui non seulement attire les talents mais répond également à la demande sociale pour des entreprises plus responsables.
Des initiatives concrètes pour un numérique responsable
Les entreprises doivent passer à l’action en intégrant des pratiques durables. Cela pourrait inclure la mise en œuvre de systèmes énergétiquement efficaces, l’optimisation des ressources informatiques, ou encore l’adoption de solutions cloud responsables. En plus de cela, le Responsable Green IT doit aussi sensibiliser et former les équipes sur l’importance de ces problématiques pour enrayer les impacts négatifs sur l’environnement.
Conclusion des débats autour du DevOps
Un sujet qui suscite de nombreuses discussions est le statut du profil DevOps, qui n’a pas été inclus dans la Nomenclature 2024. Le Cigref a choisi de ne pas l’intégrer, car il existe des divergences d’opinions au sein des entreprises quant à la définition de ce métier.
Pour certains, le DevOps est un rôle en soi, tandis que d’autres estiment qu’il s’agit simplement d’une approche collaborative à intégrer dans d’autres métiers. Ce manque de consensus a poussé à ne pas formaliser ce profil, bien que la demande pour des compétences DevOps se révèle de plus en plus forte sur le marché du travail.
Un besoin croissant pour les compétences DevOps
La non-inclusion du DevOps dans la nomenclature semble prendre le pas sur le besoin croissant d’alignement entre développement et opérations au sein des grandes entreprises. Alors que certaines entreprises commencent à adopter l’idée de GenOps, une approche axée sur les processus d’intelligence artificielle générative, il est crucial d’explorer davantage ce sujet dans les futures éditions de la nomenclature.
Une référence incontournable pour l’avenir
La Nomenclature Cigref 2024 est plus qu’un simple référentiel, elle offre aux entreprises une boussole pour naviguer dans le paysage complexe des métiers numériques. En fournissant une compréhension approfondie des profils métiers, elle aide les entreprises à s’aligner sur les évolutions du marché, à développer des parcours professionnels adaptés et à garantir la pérennité des compétences au sein des équipes.
Les dirigeants doivent ainsi prêter attention à cette édition pour non seulement répondre aux besoins actuels mais aussi pour anticiper ceux de demain.
Un outil au service de la transformation numérique
La mise en pratique des recommandations de la Nomenclature permettra aux entreprises d’être en phase avec les réalités de leur environnement, d’adopter des stratégies adaptées et de se préparer aux défis futurs. Ainsi, cet outil d’accompagnement se veut être un véritable allié pour les directions des systèmes d’information et toutes les entreprises en phase avec leur temps.
Vers un avenir numérique responsable
Au travers de ces nouvelles compétences et des profils émergents, les entreprises doivent embrasser un avenir numérique qui ne soit pas seulement centré sur l’efficacité opérationnelle mais également sur la responsabilité sociale et environnementale. Les enjeux comme le Green IT et les métiers associés rendent la Nomenclature Cigref 2024 d’autant plus pertinente dans le contexte actuel où l’informatique dans les entreprises doit être envisagée sous un angle éthique.




